Se protéger des courants d’air
Les demeures au 17ème siècle sont très mal isolées et les courants d’air circulent.
Devant la cheminée on profite de la chaleur du feu en hiver mais une bise glaciale nous caresse le cou, nos muscles se raidissent et la torticolis nous guette.
Pour lutter contre ce mal il n’est pas encore question de subventions de l’état pour isoler sa maison à 1 euro.
C’est au début de ce 17ème siècle qu’un ébéniste éclairé, dont l’histoire a malheureusement oublié le nom, aurait inventé le fauteuil à oreilles. Ce siège équipé de deux larges appendices protègent des courants d’air les oreilles et la gorge.

S’endormir
Les premières versions des oreilles sont en bois.
Enfin assis confortablement devant la cheminée on s’endort dans sa bergère mais la tête vient heurter l’oreille en bois d’arbre dur et le réveil ets brutal. Le tapissier vient alors au secours de l’ébéniste pour rajouter un rembourrage sur les oreilles. Le fauteuil à oreille tel qu’on le connait aujourd’hui est inventé. On l’appelle bergère à oreille en France.
Le fauteuil taille unique versus le sur-mesure
Fin 19 ème, début 20 ème avec l’industrialisation on produit des séries de fauteuils à oreille. Les prix chutent mais le confort se dégrade. Alors que l’ébéniste d’autrefois faisait indifféremment des fauteuils sur mesure, l’industriel produit un fauteuil taille unique où quelque soit sa taille on doit trouver son bonheur.
Il faudra attendre le 21 ème pour retrouver la possibilité d’acquérir à des prix raisonnables de fauteuils à oreilles sur mesure, pour les petits et pour les grands de ce monde.
